19 janvier 2016

Le Conseil Régional Environnement Montréal (CRE Montréal) a invité FutureWithPast à parler de la Mobilité durable.  Voici en quelques lignes la contribution de Yann Xoual, Directeur Général de FWP, et celle de Robert Nastas, associé :

Yann Xoual à la Conférence du CRE Montréal

La Gouvernance agile par l’expérience

Quinze années de travail en co-innovation avec toutes sortes de compagnies et en particulier avec la RATP, responsable du métro et des bus parisiens, ont appris ceci à Yann Xoual : le succès en innovation requiert un mélange de philosophie agile et d’outils de TI qui sont capables d’accompagner et de faciliter le changement dans un environnement complexe qui couvre tout l’écosystème de l’entreprise.

La recherche académique[1] lui donne raison : même si le terme de Gouvernance agile sonne comme un oxymoron c’est une discipline sérieuse, qui expose qu’en gouvernance aussi, l’innovation émerge à partir de la tension entre le chaos créatif et l’ordre interconnecté. Ses principes de base ressemblent à ceux des méthodes de développement agile : juste assez de directivité, un centrage sur l’humain, des victoires rapides, une remise en question positive à chaque pas…  Elle crée une puissante dynamique d’innovation, avec une composante sociale (l’humain d’abord !) mais aussi une composante technique. Parce que son succès en pratique dépend largement de l’agilité de l’information d’entreprise – la composante technique.

Yann conseille l’usage d’outils qualifiés d’« Atelier de génie progiciel »  c’est-à-dire des environnements paramétrables qui ne demandent pas de développement à chaque projet, pour chaque entreprise.  Un AGP permet de faire évoluer les organisations un problème à la fois de façon itérative, de se projeter dans des réorganisations par des simulations, et d’implanter le changement -quand les humains sont prêts.   Ils rendent leurs utilisateurs autonomes, permettent le partage d’information (finis les fichiers de calcul irréconciliables) et l’analyse de la capacité en s’appuyant sur l’expertise acquise, s’adaptent aux choix stratégiques en minimisant l’impact sur les opérations courantes.  Ils sont mis en œuvre pour une fraction du coût et des délais de développement d’une solution privée. Cette flexibilité est particulièrement utile pour les réorganisations d’entreprises dont le cycle est bien souvent plus court que celui des applications informatiques.

[1] Adapté de http://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/1411/1411.1922.pdf

Un exemple intra-entreprise : la RATP

Cette approche a été appliquée entre autres à la RATP en France.  Dans cette organisation vaste et complexe où le changement est piloté par les métiers avec une dimension humaine importante, les technologies et les systèmes doivent accompagner et anticiper les changements et non les suivre, et permettre d’évoluer rapidement en cycles courts, en même temps que les projets quotidiens continuent d’être distribués en temps réel.  Yann a présenté deux exemples reliés à l’automatisation de l’affectation des travaux, et à la prise en compte de réorganisations successives de l’organisation de l’entreprise.

Actuellement, Yann s’appuie sur son expérience pour développer avec des partenaires québécois la compagnie FutureWithPast, un « one-stop shop » qui couvre les deux besoins, social et technique.

Un exemple multi-système : la Cyber-sécurité

Robert Nastas, partenaire expert de FutureWithPast pour la Cybersécurité, décrit ce domaine comme une cible mouvante.  Une ville intelligente est plus connectée, et aussi plus vulnérable.  Le passage des TI traditionnelles de traitement de données vers une technologie TI capable d’apprendre, de comprendre et de prendre des décisions intelligentes en temps réel, du web traditionnel vers l’info-nuage, font que la cyber-sécurité traditionnellement située au périmètre ne suffit plus.  Une entreprise doit maintenant connaître et rapporter sa posture en cyber-sécurité en tant que composante d’un écosystème. Les défis sont multiples.  Une entreprise veut s’assurer de l’interopérabilité en temps réel entre composantes, entre systèmes et entre organisations.  L’évolution des systèmes est continue.  Les rôles et responsabilités sont flous.  Et pourtant une gouvernance agile exige de posséder un statut en temps réel de l’adhésion des systèmes.  Une bonne stratégie de départ est d’implanter gestion des autorisations, suivi des modifications, visualisation explicite.  Les entreprises ont intérêt pour se faire à se tourner vers des outils du type Atelier génie progiciel.